Par la Rédaction

Tribun hors pair, fin connaisseur de la scène politique, Vital Kamerhe a acquis une position inédite en devenant directeur de cabinet du chef de l’Etat. « Monsieur le Vice-president de la Rdc », Jeune Afrique n’a pas trouvé mieux en 2019, pour cet acteur majeur de l’alternance en Rdc. En juillet 2007, Kamerhe tout puissant président de l’assemblée nationale et secrétaire général du Pprd, parti présidentiel, JeuneAfrique lui a consacré cette Une: «Jusqu’où ira Vital Kamerhe ? ». Ce magazine jouissant d’une notoriété internationale vient de brosser pour Kamerhe un nouveau portrait politique quelques mois après sa nomination à la tête du cabinet du président Félix Tshisekedi, avec une titraille rocambolesque Mr le vice-president sortie d’un article de trois sur 38 pages quadrichromiques que comptent son édition du 21 au 27 Avril 2019. C’est dans ses habitudes, ce prestigieux hebdomadaire international suit de très près les vies des politiques qui intéressent l’humanité.

Un diplomate qui apprécie peu la silhouette de Vital confie à JeuneAfrique que «c’est Kamerhe l’homme politique le plus brillant».
S’il n’a pas remporté toute la mise, Kamerhe a en tout cas réussi son pari. Au poste qui est désormais le sien, il s’est réinventé pour rebondir, Une fois de plus. Il est plus discret, a cessé de s’exprimer en public. Mais il occupe encore trop d’espaces aux yeux de certains proches du chef de l’État qui lui reprochent de lui faire de l’ombre. S’ils pouvaient, ils l’affecteraient à d’autres fonctions, moins stratégiques, dans le cadre de la mise en place de nouvelles institutions. L’interessé a donc entrepris de se faire plus discret encore. «Pendant leur récente tournée à l’intérieur du pays, il a veillé à ne pas saluer les rangées d’officiels venus accueillir le président, souligne le député de l’Unc-Walungu dans la province du Sud-Kivu, Amato Bayubasire. Il ne cesse de répéter à JeuneAfrique «qu’il n’y a pas de petit rôle dans la République».
Kamerhe serait-il devenu modeste ? Il a plus probablement compris que Tshisekedi pouvait, mieux que lui, incarner le changement. Pour l’instant, le tandem fonctionne.
À Tshisekedi la lumière et le contact avec le peuple. À Kamerhe l’ombre et la tactique.
JeuneAfrique/ Objectif-infos.cd