Par Bénédicte Kemona

Le 11 octobre soit trois jours après le déclenchement de la grève par les professeurs ,le ministre de l’ESU affirmait ce qui suit :  » On a réajusté leur salaire complètement. Ils ont posé le problème des véhicules ,le ministre d’Etat au Budget a déjà écrit au concessionnaire et on va payer cette facture. Et l ‘ histoire de manque à gagner n ‘ avait jamais été une revendication des professeurs. Mais ce n ‘ est pas décent que les professeurs aillent en grève parce qu ‘ on doit leur payer des primes par des étudiants alors que le gouvernement paie le salaire chaque mois et il n ‘ y a pas de retard. C ‘ est une action qui ne joue pas en faveur de l’honneur de nos professeurs « .

Après les mouvements de protestation des étudiants de l’Unikin suite à la cessation des activités académiques ,le ministre de l’ESU joint par actualité.cd vendredi 16 novembre est revenu sur ces propos en confiant au journaliste que : 《le financement des élections n ‘ a pas permis de répondre aux revendications des professeurs 》
Après ce mea-culpa du ministre ,C ‘ est le professeur Antoine KITOMBOLE président honoraire de l ‘ association des professeurs de l’Unikin ( APUKIN ) qui revient à la charge pour dire que la grève des professeurs n ‘ avait rien à voir avec une affaire d’argent mais de bonne gouvernance  » 《 Le président de la république a signé la loi-cadre depuis 2014 ; l’ordonnance sur l’organisation et le fonctionnement des établissements qui insiste beaucoup les élections des chefs d’établissement en septembre 2016.
En janvier 2018 ,le premier ministre a autorisé notre ministre à signer les arrêtés pour la concrétisation des élections des chefs d’établissement. Depuis ce janvier pendant que j ‘ étais encore aux affaires parce que je ne le suis plus ; le ministre a bloqué ,il ne veut pas. Entre temps ,il continue à nommer les chefs d’établissement sans demander l ‘ autorisation au chef de l’Etat et au gouvernement…Nous sommes allés en grève pour revendiquer la bonne gouvernance dans les établissements de l’enseignement supérieur… 》.

Certaines indiscrétions dans le milieu professoral laisse entendre que l ‘ hypothèse d’une année blanche n ‘ est pas à écarter.

Entre temps ,les étudiants ne faiblissent pas. Ils se disent prêts à aller au bout de leur logique jusqu ‘ à obtenir satisfaction : 《 S ‘ il faut que nous passions des mois ,nous sommes prêts. Nous avons payé les frais ,C ‘ est de notre droit droit… S ‘ ils veulent nous tuer ,qu ‘ ils nous tuent 》 a dit l ‘ un d ‘ entre eux.
Des tracts circulent sur les réseaux sociaux appelant les étudiants de différents établissements universités à manifester en solidarité à la situation qui prévaut sur le campus de l’unikin. Face à eux ,une police à la gâchette facile ayant déjà ôté la vie à plus d ‘ un.

A l ‘ approche des élections ,les questions taraudent les esprits: fer étudiant – policiers ; professeurs -gouvernement mais surtout ,à qui profite cet imbroglio ?
Wait and see…