Par Edmond Izuba

Après avoir constaté du retard dans l’exécution du projet de construction du port en eau profonde de Banana, ces députés exigent l’audit et la certification par la BAD.
Ils l’ont fait savoir ce mercredi 17 juillet au vice -premier ministre ad intérim chargé des transports et voies de communication, Azarias Ruberwa. Dans leur agenda, les élus provinciaux ont souhaité l’implication du gouvernement central pour exiger, sous l’égide de la Banque Africaine de Développement ( BAD), un audit sérieux par la Facilité Africaine de soutien juridique (ALSF), des fonds décaissés par le trésor public.
Lancés depuis plus d’une année, les travaux pour la construction du port en eau profonde de Banana peinent à décoller et l’entreprise Saoudienne “DP world” ayant gagné le marché ne fournit aucune explication quant à ce.
public.

«La Facilité apporte une assistance juridique technique aux pays africains pour consolider leur expertise juridique et leur capacité de négociation dans les vastes projets qui contribuent au développement des pays africains. Nous ne comprenons pas pourquoi les travaux de la construction du port en eau profonde de Banana traînent le pied, pourtant la RDC est actuellement le seul pays situé sur le golf de Guinée sans un port en eau profonde. Nous voulons appuyer sur l’accélérateur pour élaguer les imperfections autour de ce projet, et placer notre province dans l’orbite du développement», explique le député provincial Jean Claude Vuemba à la presse.

Le président du Mouvement du peuple congolais pour la république (MPCR), Vuemba Lusamba a remercié le président de la République pour avoir compris le souci du peuple Kongo qui lui a exigé la fin des travaux de la construction du port en eau profonde de banana d’abord, avant le jet du pont-route-rail entre Kinshasa et Brazzaville. «C’est le port eau profonde de Banana qui viendra concurrencer le port du point noir de la République du Congo», estime le député provincial de Kasangalu.

L’ALSF est une organisation exclusivement dédiée à la fourniture de conseils juridiques et d’assistance technique aux pays africains.Elle se propose de remédier à l’asymétrie existant entre les capacités de négociation des gouvernements africains et celles des investisseurs fortunés.