Par la Rédaction

C’est dans l’Est de la république, plus précisément dans la partie grand-Nord  que l’échec du régime Kabila est autant plus palpable que dans d’autres coins du pays. Ce qui explique même le choix de deux candidats de l’opposition de lancer la campagne électorale dans cette région. Les trois de quatre circonscriptions électorales dont les élections ne seront organisées qu’au mois de mars prochain, est le siège de toutes les tragédies inhumaine : viol, vol, pillage, massacres, rebellions, etc. L’annonce foudroyante du report des élections dans les trois grandes agglomérations électorales de la province du Nord-Kivu à savoir : Beni (675.600 électeurs), Beni-ville (182.800 électeurs) et Butembo- ville (330.744), sans oublier une circonscription électorale de Yumbi (67.033 électeurs), située dans la province de Mai-Ndombe, a créé une psychose généralisée à Beni ville et Butembo ville. La commission électorale nationale indépendante avance les raisons d’ordre sécuritaire, sanitaire et humanitaire. Si à Beni-ville seules les activités économiques étaient paralysées, à Butembo, la population n’est pas passée par le dos de la cuillère pour barricader les grandes artères de la ville pour manifester leur désapprobation. Furu, partie nord de cette ville et le marché Vijayi dans la commune de Mususa sont restés agiter toute l’après-midi de mercredi. Difficile de comprendre la mise à l’écart de plus d’un million d’électeurs de la partie Est, identifié comme actuel bastion politique de l’opposition, les candidats aux législatives et certaines personnalités indépendantes n’ont pas caché leur colère. Ils ont appelé à une marche de protestation ce jeudi dans la ville de Butembo. « Cette décision de la Ceni est une preuve irréfutable que l’épidémie d’Ebola était une invention politique », déclare Mumbere Peruzi, candidat à la députation provinciale dans la circonscription de Butembo.  

Le comité Laïc de coordination, Clc, s’est limité par condamner ce report qui intervient à trois jours de la tenue du scrutin, après « de speudo- incendies de ses entrepôts. Les chrétiens catholiques n’ont voulu nager à contre-courant de la déclaration conjointe de leurs évêques réunis au sein de la  Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo) et ceux de l’Eglise du Christ au Congo, ECC, qui ont appelé le peuple de Dieu à aller voter le dimanche 30 décembre 2018.  En dehors de quelques mis en garde de certains leaders de la classe politique de l’opposition, personne jusque se positionne du côté boycott des élections de manière générale. A Brazzaville la verte, au mini-sommet Cirgl-Sadc sur la Rdc, l’annonce du report partiel du scrutin a eu l’effet d’un pétard mouillé. A l’absence du chef de l’Etat du pays concerné, les autres chefs d’Etats de la région ont pris acte du report et ont manifesté leur volonté d’accompagner la Rdc dans cette période « sensible ».  

Silence politique

Les leaders politiques de coalitions Cap pour le Changement et  Lamuka continuent de murir leurs déclarations attendues ce jeudi à Kinshasa. Les deux étant déjà favorables d’aller aux élections avec machine à voter et les électeurs supposés fictifs, seront-elles vraiment capables d’opter pour les mesures radicales du genre « boycotter les élections » ou  tenteront d’éviter l’hécatombe? Tout porte à croire, à quelques heures de leurs positions finales, que Lamuka et Cash feront une déclaration de bonne foi pour conforter les victimes, parce qu’elles auront plus jamais rien à gagner, entre temps  poursuivre avec le processus jusque  son dernier retranchement.