Par Serge Mavungu

Les personnes vivant avec handicap constituent aussi une force au sein de la société  congolaise. La loi fondamentale reconnaît l’égalité de tous.  Tout comme de valides, elles ont le droit de voter et d’être éligible. Sur terrain, cette égalité n’est pas toujours au rendez-vous.

Ainsi le Centre d’Etudes sur Handicap, Justice et Résolution 1325(CEHAJ 1325), une structure de la société civile qui milite pour la  participation politique et publique  des personnes handicapées a révélé quelques difficultés rencontrées par cette catégorie  des personnes lors du scrutin du 30 décembre 2018 dernier. 

Il s’agit de l’absence de signe pouvant montrer clairement aux électeurs mal entendant et non- voyant la direction des bureaux de vote.

L’inexistence d’interprètes à extérieur tout comme  à l’intérieur de bureau de vote.

Il en est de même la non-assistance pour faciliter l’accès des personnes handicapées aux bureaux  de vote. 

Pour pallier cette situation, CEHAJ 1325 recommande au Parlement, l’adoption rapide de  la loi organique  portant protection  et promotion des droits des personnes vivant  avec handicap.

Et ceci, tout en y définissant clairement  les mesures d’égalisation de chances pour personnes handicapées (cooptation et quota).

Au gouvernement de mettre en œuvre la convention  internationale relative aux droits des personnes handicapées ainsi  que le principe de la parité homme-femme dans la gestion de l’État. 

Afficher le pictogramme pour orientation des personnes handicapées sensorielles.

Il faudrait également multiplier des séances des sensibilisations des personnes handicapées sur l’utilisation de la machine à voter comme imprimante.

La présence d’un  interprète des langues de signes pour accompagner les personnes sourdes et muettes est aussi d’une grande importance.

Tenir compte de la représentativité   des personnes handicapées dans la composition de membres des bureaux de vote.