Jean-Chrysostome Luntadila

Dans une déclaration parvenue à votre rédaction, et après avoir analysé la dénonciation du Député Tony Mwaba auprès du Procureur Général près la Cour Cassation contre le Ministre d’Etat Willy Bakonga, les leaders syndicaux des enseignants jugent que cet élu Udps de la Lukunga ne maîtrise pas les rouages de la paie des enseignants et le fonctionnement du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique en risquant par son action de faire fuir les partenaires soutenant cette réforme particulièrement la Banque Mondiale voulant financer à hauteur d’un milliard de dollars la gratuité de l’enseignement. Et, point par point, devant la presse ils ont argumenté.

A propos de l’établissement présumé des listes d’enseignants fictifs alignés dans des écoles inexistantes, ces syndicalistes répondent :  » à ce sujet, le processus d’identification des enseignants et écoles NU est encore en cours et les conclusions seront validées par une commission mixte constituée des délégués de la présidence, du Budget, de la Fonction Publique, des finances, des syndicats de l’EPST et des parents. Ainsi, comment des listes fictives seraient déjà mécanisées?  ». Par ailleurs, disent-ils, le Ministère de l’EPST ne paie pas les enseignants mais s’attèle à la préparation des éléments de la paie après leur recrutement par les gestionnaires d’écoles.

A cet effet, poursuivent ces leaders syndicaux, le député Tony Mwaba ne maitrise pas les rouages et le mécanisme de la paie des enseignants.  » Parler des détournements de la paie des Nouvelles unités pas encore payées est pure aberration intellectuelle mais cette démarche risque de semer des grains de sables, d’après leur analyse, dans le processus salutaire de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire tant apprécié par la population  ». En guise de conclusion, les leaders syndicaux conseillent au Député Tony Mwaba, élu de l’Udps, de bien puiser ses informations à la source avant de se lancer dans une démarche qui tire sur la reforme majeure du Président de la République Félix Tshisekedi, tête d’affiche de son propre parti. Pourtant, commentent certains dans les couloirs de l’EPST, s’il y a une réforme qui marche en RDC sous cette ère du Président Félix Tshisekedi c’est bien la gratuité de l’enseignement primaire et même les irréductibles évêques de la CENCO, réfractaires au départ, l’ont accepté lundi. Et donc, Willy Bakonga qui pilote ce processus avec poigne n’est pas à crucifier mais à encourager surtout par les fidèles de l’autorité de l’Udps.