Par Edmond Izuba

Les conditions exécrables à la base de morts et plusieurs maladies dans les maisons carcérales de la République Démocratique du Congo, n’ont pas laissé indifférents les anciens prisonniers politiques et détenus d’opinions sous le régime de Joseph Kabila. Ils sont une trentaine à alerter le chef de l’État Félix Tshisekedi sur le danger que représentent les prisons du Congo et leurs détenus ou condamnés.

«La prison centrale de Kinshasa construite pour
accueillir 1500 prisonniers, elle regorge à ce jour presque 9000 détenus ;
donc le sextuple de ce qui avait été prévu initialement. Imaginez cher
président, l’ampleur du désastre sanitaire ! N.B : 90% des détenus à
MAKALA comme ailleurs, ne sont pas condamnés, ils sont prévenus», déplorent ces jeunes des mouvements citoyens aujourd’hui en liberté.

Le même constat est réalisé à la prison centrale de Kisangani qui a vu sa population carcérale triplée (de 350 à 1221 en 2019), entrainant une promiscuité sans
précédent.

Ils demandent entre autre au chef de l’État, de procéder très rapidement à des réformes «profondes» de l’appareil judiciaire congolais, d’ordonner les états généraux des maisons carcérales en RDC afin de repenser le régime carcéral.

Ci-dessous la lettre ouverte des anciens prisonniers politiques et d’opinions au chef de l’État