Par Paul-Valery Nkoto

Les enquêtes minutieuses menées par l’Organisation de défense des droits de l’homme « Association Congolaise pour l’Accès à la Justice » ont été entre autre facilitées par la société Ventora qui ne jurait que par la transparence. L’Acaj  l’a voulu le témoigner dans ses enquêtes pour son objectivité qu’exige ces genres des dossiers.

« Les éléments fournis par Ventora à l’ACAJ établissent que la Gécamines avait effectivement obtenu un prêt de 128 millions d’euros, sur une ligne de 200.000 millions, auprès de Ventora suivant l’accord signé le 02 octobre 2017, par Monsieur KINTALEG Alain MUKONDA, pour le compte de Ventora ; et Monsieur Jacques KAMENGA TSHIMUANGA, pour la Gécamines. Les deux parties avaient convenu que ce prêt devait être remboursé à l’échéance du 4 avril 2018 assortis de 3.003.016,19 euros au titre d’intérêts au taux libor 30 jours plus 5% l’an », affirme Acaj.

A son deuxième point sur l’effectivité du transfert de 128 millions d’euros à Gécamines, l’organisation non gouvernement retrouve les traces d’un transfert fait en bon escient et le montant.

« Les documents consultés par ACAJ prouvent que le 04 octobre 2017, sur demande écrite de Gécamines datée du 02 octobre 2017, Ventora a transféré à la Gécamines la somme de 128 millions d’euros. Cette somme a été virée sur le compte n° 05101-01002300022-05/EUR ouvert le 02 octobre 2017 sous l’intitulé : « Gécamines Développement » auprès de la Raw Bank. Le Swift du transfert de 128 millions d’euros en faveur de la Gécamines a été émis par la banque UNICREDIT GROUP en date du 4 octobre 2017 en référence à l’accord de prêt du 2 octobre 2017, créditant le compte de la Gécamines à la Raw Bank en passant par la banque ING à Bruxelles. Dans sa lettre n° DJ/H8/HU/n° 04 du 0§ janvier 2020 adressée à la Gécamines, la Rawbank soutient avoir débité le 26 octobre 2017 la banque correspondante ING de la somme de l’équivalent de 128 millions d’euros soit 148.096.000 pour être virés sur le compte Gécamines », confirment les enquêtes de l’Acaj avant de conclure que le contrat de prêt, entre Gécamines et Fleurette Mumi, a bel et bien existé ; et le transfert de 128 millions d’euros a été effectué.

Ventora de son côté n’a pas voulu commenter cette actualité, elle préfère être rétablie dans ses droits, c’est-à-dire le paiement de la dette contractée par la Gécamines.