Par la Rédaction

La promesse du nouveau Chef de l’Etat aux compagnons de la lutte de son père peine à se concrétiser, une semaine après prise de commande à la tête du pays. Lors de son discours qui a marqué la cérémonie de son investiture, le président Félix Tshisekedi avait promis de procéder urgemment à la libération des prisonniers politiques et détenus d’opinions. Ce jeudi à la prison centrale de Makala à Kinshasa, Franck Diongo a saisi officiellement le Président de la république pour lui rappeler son engagement pris vis-à-vis des victimes de liberté d’expression, Etat de droit  et du combat pour la démocratie.

Dans sa requête déposée à la présidence de la république, le député honoraire Franck Diongo démontre la possibilité de sa sortie de la prison par la grâce présidentielle : une décision exclusivement et totalement personnelle du président de la république. La grâce présidentielle oui, parce qu’elle efface toutes les infractions et annule la peine.  Il relève en outre, une décision en jachère rendue par l’Union Interparlementaire (UIP) exigeant sa libération immédiate, après avoir descellé les irrégularités dans son dossier de condamnation. Une décision que l’Etat congolais a approuvée étant membre de cette institution parlementaire régionale.

Condamné à cinq ans de prison ferme pour séquestration de trois éléments de la garde républicaine le 19 décembre 2016, celui qui se réclame héritier politique d’Etienne Tshisekedi vient de totaliser deux ans et quelques mois à la prison centrale de Makala. Sa crainte c’est de voir, après Joseph Kabila, qu’il soit transformé en prisonnier politique privé et personnel de Félix Tshisekedi.