Par la Rédaction

L’audience publique de l’affaire qui oppose le journaliste Abety Giscard Havril Mane et Yvon Ramazani Salumu, éditeur du magazine Congo Panorama, n’a pas eu lieu telle que prévue jeudi 8 août dernier. Non seulement les avocats de Yvon Ramazani, plaignant dans cette affaire se sont présentés en retard au Tribunal de Paix de Kasa Vubu, mais ils n’ont déposé au tribunal aucune pièce justifiant leur plainte afin que les avocats de l’accusé puissent s’en imprègner. C’est dans ce cadre que le tribunal a renvoyé au jeudi 15 août prochain la première confrontation.
Dans sa requête enregistrée au RP: 13558, déposée le 29 juillet dernier à la première chambre du tribunal de paix de Kasa Vubu, l’éditeur du magazine Congo Panorama et patron du Bureau stratégique de communication (BSC) a porté plainte contre Giscard Havril Mane, son ancien photo- journaliste, au seul motif d’avoir exigé à son ancien patron l’attestation de service rendu ainsi que les indemnités de sortie, cela après qu’il soit révoqué de manière abusive et au téléphone,le 22 avril dernier par Yvon Ramazani, 7 ans après d’énormes services rendus à ce magazine.
Et ce n’est pas tout. Dans sa requête, Yvon Ramazani s’affiche comme cette personne qui marche sur la réglementation du code de travail de notre pays, en renvoyant sans blâme ni notification un employé qui lui a rendu service des longues années durant mais il a même menti à la justice l’année de la création même de son agence.
Dans sa plainte pleine de contradictions, Yvon fâche la loi en usant du trafic d’influence lorsqu’il affirme que son bureau a existé depuis 2014 comme étant une structure de communication externalisée de la Présidence de la République. Une manière pour ce monsieur d’intimider le journaliste, comme si la Présidence de la République avait pour mission d’exploiter ses propres concitoyens.
Il appartient donc à la justice de dire le droit afin de rétablir dans ses droits ce journaliste en danger.