Par la Rédaction

A quelques quatre jours de la tenue du scrutin proprement dit en Rdc, beaucoup sont ceux qui voient encore hypothétique la date prévue pour les élections, le 30 décembre 2018, au regard des quiproquos  constatés dans les explications données sur la voie de transmission des données ou soit des résultats de bureaux de vote à la centrale électorale. Ce que le président de la Ceni ne dit pas : Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin de Joseph Kabila, est une épée de Damoclès sur sa tête. Face au régime qui s’est excellé à plus d’une fois en violation de libertés fondamentales, maintien en prison ou en dehors du pays ses opposants, retarder les élections, etc. comment Corneille Nangaa sera en mesure d’organiser les élections sans fraudes ? Il lui sera totalement difficile d’activer tous les mécanismes antifraudes le jour-j, au risque de trahir même l’usage des machines (à voter) qui ont déjà couté de vies aux congolais plus que les bulletins papiers en 2011.  

Les candidats à la présidentielle s’attaquent aux sociétés de la téléphonie mobile

Les candidats à la présidentielle en République démocratique du Congo sont prêts à poursuivre la centrale électorale jusqu’à son dernier retranchement. Ces candidats ne laissent rien au passage : enquêtes de journalistes, remarques des experts et dénonciations de la société civile sont passés au crible quand à peaufiner de stratégies capables à inhiber la fraude électorale dans toutes ses dimensions. Le débat à évoluer. Si hier les divisions s’opéraient autour de la machine à voter, les électeurs sans empreinte digitale, des revendications qui n’ont pas bénéficié d’un consensus mais qui se sont imposée aux candidats au regard de contrainte-temps ; aujourd’hui c’est la voie de transmission de résultats par la même machine qui reste le dernier obstacle décrié par tous. Dans une déclaration au jour de Noël, le 25 décembre 2018, huit candidats président de la République dont  Martin Fayulu, reconnu pour son hostilité vis-à-vis de la machine à voter, ont, non sans épingler Orange-Rdc, prévenu les quatre opérateurs congolais de téléphonie mobile, (Vodacom, Africell, Orange et Airtel) à désactiver leurs cartes sims vendues à la CENI, pour utilisation des machines à voter, en vue de « se conformer à la loi électoral ». Cela passe avant tout par la commission électorale nationale indépendante qui doit les notifier dans le sens de les enjoindre à désactiver ces périphériques. Tout en demeurant vigilant, ils tirent la sonnette d’alarme à travers le monde, tout azimut, de la volonté manifeste du président de la Ceni de vouloir à tout prix organiser les élections « chaotiques ».