Par Gratis Makabi

Les habitants de Goma ont observé une journée ville morte ce lundi 2 décembre 2019, en raison de l’appel de plusieurs mouvements citoyens dont la Lucha, AMKA Congo, Urgence panafricaniste et le parlement des jeunes de la RDC, qui ont décrété deux journées ville morte lundi et mardi pour dire non aux massacres de Beni.

Cependant, cet appel a encore tourné aux manifestations violentes dans la partie Nord de la ville, où deux minibus de transport en commun ont été caillassés faisant huit blessés parmi les passagers. Et alors que toutes les écoles n’ont pas ouvert, le transport et certains commerces ont tout de même fonctionné timidement sur d’autres axes de la ville. Malgré le communiqué officiel signé par le maire adjoint de Goma, Juvénal Ndaberege Senzige, appelant la population à vaquer librement aux activités quotidiennes.
D’après plusieurs témoins, les manifestants, en majorité des jeunes érigent des barricades à l’aide des pierres sur l’axe Mutinga, vers la paroisse Notre Dame, et l’axe principal Majengo–Aéroport. des échauffourées ont opposé les jeunes manifestants aux éléments de la police, qui tentaient de les disperser à l’aide des tirs de sommation afin de rouvrir le passage. Toutes les activités sont paralysées dans cette partie Nord de la ville. Néanmoins un calme s’observe encore sur d’autres axes et les activités restent moins intenses.
Toutes ces manifestations, selon les organisateurs, visent à faire pression aux autorités pour que la sécurité soit rétablie dans la région de Beni.