Par la Rédaction

L’alternance pacifique au pouvoir que la RDC a connue en janvier 2019, la coalition au pouvoir entre le FCC et le CACH comptent sur et avec Jeanine Mabunda pour
leur défense et survie. La présidente de l’Assemblée nationale, qui est appelée à gérer les sensibilités politiques de la Majorité et Opposition politiques, puise dans son dynamisme et sa vision afin de répondre aux attentes du peuple, on peut lire à la page 22 du magazine qui a titré, Jeannine Mabunda, gardienne de l’alternance politique et pacifique en RDC.

Selon ce magazine qui se penche spécialement à la femme et aux questions féminine, En avril, la désignation par le FCC de Jeanine Mabunda comme sa candidate à la présidence de l’Assemblée nationale et son élection à ce même
poste, ont fait parler d’elles. Plus d’une personne ont salué ce nouveau dynamisme à la tête du temple de la démocratie congolaise. Mais ce qu’elles ne savaient pas c’est que la toute première présidente élue de la chambre basse allait devenir la chantre et la gardienne d’une nouvelle culture politique instaurée dans son pays au lendemain de la toute première passation pacifique du pouvoir entre un président sortant et un président
entrant.

« C’est pour la première fois qu’on fait une transition où finalement, un ancien président constate le résultat
électoral qui donne la voix à une ancienne opposition, dans un contexte pacifique.», fait-elle remarquer, dans une interview accordée aux médias, à ceux qui s’inquiétaient du retard pris dans la formation du gouvernement.

Une question au sujet de laquelle les commentaires ont fusé dans tous les sens. Certains analystes ont vu dans ce retard la volonté de l’ancien président d’entraver l’action de son successeur. De tels discours sont de nature à cracher sur l’alternance connue en janvier 2019. Jeanine Mabunda ne retient pas sa langue quand il faut défendre cette nouvelle culture. « Je suis un petit peu étonnée parce qu’ils se parlent assez couramment. Et pour nous, les Congolais, par
rapport à l’histoire politique en confrontation que
nous avons connue, c’est une grande avancée. On ne pouvait pas espérer ça. Il faut rappeler aussi qu’en général, la RDC n’a jamais connu de président vivant, qui reste après son exercice du pouvoir dans la capitale, parce que tous nos présidents sont ou partis, ou morts violemment, ou en exil. Donc nous avons la chance d’avoir deux personnes d’une même
génération qui vise la modernisation politique de ce pays et qui se parlent. Je pense que c’est déjà une bonne chose », martèle-t-elle.
Cet engagement à défendre cette nouvelle image de la scène politique congolaise lui donne de plus en plus la stature de la gardienne des acquis de la démocratie congolaise. Mabunda joue sa partition. «Aujourd’hui, elle fait le lien entre la majorité parlementaire, que l’ancien président a conservée, et le nouveau chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, dont elle devrait être amenée à contrôler l’action », décrit le magazine français
Jeune Afrique, comme pour dire qu’elle joue un grand rôle dans la survie de la coalition au pouvoir.

Son secret dans la réussite de ce pari est sa vision.

« Je crois qu’une fois que le choix a été fait (sa désignation en tant que candidate du FCC au poste du président de l’Assemblée nationale, ndlr), j’ai veillé moi-même à convaincre mes collègues députés, caciques ou non, qu’ils soient de mon parti ou non, que j’avais une véritable vision, et cette vision, c’était de faire de l’hémicycle la maison du Peuple, et non pas le palais du Peuple », a-t-elle expliqué.

C’est là le fil conducteur de son action à la tête de la chambre basse du Parlement. La maison du peuple est, selon elle, « une maison dans laquelle nous (députés, ndlr) serions à votre service (peuple, ndlr),
pour veiller à vos droits et, pour y faire entrer les doléances de la population et travailler ensemble pour des solutions appropriées », avait-elle promis dans son premier discours en tant que speaker de la chambre basse.
La visée est claire : mettre le peuple au centre de toutes décisions politiques. C’est ce qui résume sa pensée.
« Etre dans la proximité et à l’écoute du peuple, c’est ne pas s’éloigner de ce dernier, ce peuple dont nous sommes les représentants légitimes dans ce cadre solennel, appelé Palais du Peuple, mais que je préférerais considérer dans notre nouvelle législature comme la Maison du peuple », avait-elle explicité.

Dans cette logique, tenir compte du peuple c’est surtout respecter sa volonté, celle exprimée aux urnes en décembre 2018. Les Congolais avaient élu Félix Antoine Tshisekedi à la présidence de la République tout en accordant la majorité parlementaire au président sortant. Une situation qui allait conduire à une cohabitation au pouvoir. Elle a été refusée, en préférant la coalition, en vue de satisfaire l’intérêt du peuple. Il fallait alors de fervents défenseurs de ces concessions politiques, faites pour honorer le peuple. Jeanine Mabunda en est un.

Jeanine MABUNDA en phrases.

Jeanine MABUNDA :
L’espoir de la femme congolaise et Jeannine MABUNDA, gardienne
de l’alternance politique en RDC, le magazine AWA vous amène à découvrir en profondeur, dans cette édition spéciale, les différentes facettes de Madame Jeannine Mabunda, l’actuel Présidente de l’Assemblée Nationale, de la 3ème législature et troisième République.