Par Edmond Izuba

L’on croirait à l’époque de Wenge Muzika BCBG d’heureuses mémoires. Comme dans un orchestre, l’opposition congolaise avec Lamuka devient comique, en dehors de gestes d’humour et de pas de danse de son mentor Martin Fayulu. La lettre de la dynamique de l’opposition est tombée comme un cheveu dans la soupe sur la table du président du bureau provisoire de l’assemblée nationale. Concerne : retrait de la candidature de l’honorable Puela Albert-Fabrice. «partageant l’option prise par toute l’opposition de ne pas présenter des candidatures à l’élection des membres du bureau définitif, nous venons par la présente, retirer la candidature de l’honorable Puela Albert-Fabrice au poste du rapporteur adjoint», motive Matthieu Kalele dans sa lettre.

Quelles conséquences sur le plan de droit ?

La correspondance visiblement n’est pas signée par le coordonnateur sensé engager la plate-forme dynamique de l’opposition. Sa motivation n’est manifestement pas appuyée par les dispositions juridiques capables de satisfaire la requête. Toujours sur le plan juridique, un regroupement politique n’a pas le pouvoir de retirer la candidature de son membre, en violation du règlement intérieur qui fait minutieusement du mandat du député national non impératif.

En effet, c’est toujours le même Professeur Ordinaire auteur de l’imbroglio semé par sa requête en contestation contre les résultats de la Ceni à la cour constitutionnelle, attribuant à son coordonnateur Martin Fayulu un pourcentage contraire à la requête du concerné. Cette requête a été jugée recevable mais non fondée compte tenu de l’imprécision des chiffres tels qu’avancés et par manque des preuves.

Conséquences sur plan politique

C’est désormais clair comme l’eau de roche, la division qui a élu domicile la plate-forme électorale de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean Pierre Bemba, Freddy Matungulu et Adolphe Muzito continue de vider petit à petit ses fervents défenseurs. Il n’est plus à démontrer, la correspondance de Kalele vient jeter sur la place publique toutes les ordures de la ménage : l’initiative de Albert-Fabrice Puela n’a pas fait l’objet des discussions en interne avec sa plate-forme «dynamique de l’opposition». Représentant de Fayulu au Kongo-central, très proche du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, Puela a trouvé l’occasion «propice» de poignarder Fayulu dans le dos, ramasser sans concurrent de taille un poste qu’il convoitait en sourdine, traînant dans la boue toutes les démarches collectives improductives.

Aurait-il eu raison au regard des enjeux politiques de l’heure ? Plusieurs fois députés national, il sera très difficile de stopper net les ambitions de ce digne Né Kongo qui a, peut-être, pris le temps nécessaire de mourir sa décision avant de passer à l’acte. Il appartiendra, pour la suite, à l’avenir de corriger les critiques acerbes de certains observateurs.