Par la rédaction

L’artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.
La justice française avait requis une peine de sept ans de prison au mois de février dernier, à l’encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé.

Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

Âgé de 62 ans, la star ne s’était pas présentée à son procès qui, pourtant s’était tenu à huis clos, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt en France, probablement craignant qu’il soit mis en garde à vue.

Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l’artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler. Les jeunes femmes avaient fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles, a-t-on appris.

Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il avait appris qu’une inculpation, assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.
Alors qu’une peine de 7 ans ait été retenue à son encontre, le chanteur du célèbre « Aspirine » s’est vu rapproché de la mouvance présidentielle, probablement pour assurer ses arrières en cas de sa condamnation lors de dernier verdict.

Toutefois, la décision de la justice française sera connue aujourd’hui lundi 18 mars 2019. Le verdict sera prononcé devant célèbre avocat Dupont Moretti et devant quelques membres de sa famille à Paris.