Par la Rédaction

Un mois après l’avènement de l’alternance politique à la tête du pays c’est-à-dire le passage du pouvoir de manière démocratique et civilisée, nombreux sont les intellectuels congolais qui espèrent voir cette civilisation étendre ses tentacules dans tous les domaines de la vie nationale. Dans une tribune de réflexion intitulée ’Le Congo doit se réinventer’’ larguée à l’attention de ceux qui coiffent le circuit décisionnel ainsi qu’à tous les citoyens du pays, Jean Pierre Meta,  Economiste de formation et très engagé dans le monde politique interpelle quant aux réformes profondes et intégrales dans la gestion de la res publica. Pour sortir la République démocratique du Congo de l’ornière partant de ses ressources propres, ce jeune entrepreneur propose une autre manière de gouverner efficace qui pourra garantir aux congolais  une  indépendance économique afin de faciliter son développement.

Tribune :

Nous disons le Congo doit se réinventer comme dira le commun de congolais : « changement de mentalité ».

Le Congo doit inventer des solutions à ses propres problèmes, à l’instar d’autres pays dans le monde nous avons une culture à défendre et cette culture constitue notre mode de vie.

Nous devons trouver des solutions qui nous permettent de la vivre à l’échelle de ce qu’est la RDC aujourd’hui.

De la même manière que le gouvernement Rd congolais réclame haut et fort sa souveraineté politique aujourd’hui, nous devons être en mesure de réclamer dans tous les domaines de la vie nationale et cela passe par l’invention des moyens de cette politique et les exemples à ce sujet sont légions et les solutions pas forcément difficiles à trouver.

Il nous suffit d’identifier les problèmes pour en trouver ou inventer les solutions. Nous devons absolument nous mettre au travail.

Le temps des discours et littératures qui, à la fin n’ont pour objectif que de démontrer son intellectualisme doit être révolu pour laisser la place au pragmatisme qui nous apportera du concret.

A titre d’exemple ; la population Congolaise consomme des chenilles sans pour autant connaitre comment procéder à sa culture, de manière à les rendre disponibles en tout temps et ne plus dépendre de leur caractère saisonnier.

Il y a tellement des choses sur lesquelles nous pouvons pencher notre savoir pas forcement dans un but commercial (échange en dehors de nos frontières), mais plutôt pour notre propre épanouissement (autosuffisance).

Il suffit de nous mettre à la réflexion (organisation des forums, des séminaires par rapport à ce qui s’applique aux terres et à leurs propriétés, foires agricoles, etc…)

Mais également il faudra trouver les moyens de combattre nos problèmes, à l’instar des pays tel la Chine, sans pour autant oublié de se référer à la Grande Bretagne et de son histoire liée à la révolution industrielle, dont le socle fût la question agraire.

Nous devrions nous mettre à l’appropriation des solutions que les autres ont eu à trouver car nous utilisons les mêmes moyens qu’ils ont eu à inventer pour la facilitation de la vie.

Scandale géologique et hormis le cuivre dont les mutations technologiques en cours induisent, à terme, le remplacement d’une partie du parc des stations-service par des bornes électriques : le câblage de ces réseaux requiert du cuivre, nous sommes le plus vaste pays d’Afrique subsaharienne est, de loin, le premier producteur et exportateur mondial de cobalt, un métal qui entre, avec le lithium, dans la fabrication des batteries lithium-ion des voitures électriques et des smartphones.

Ce secteur prend de plus en plus d’importance à ce jour. Certains pays, dont la France et le Royaume-Uni, se sont accordés une vingtaine d’années pour basculer vers l’électrique en matière d’automobiles.

Le cobalt est également utilisé dans les superalliages, les pigments et décolorants, les catalyseurs, les pneus et les produits siccatifs, etc. Bref, ce métal se trouve dans des objets du quotidien du citoyen mondial. De ce fait nous pouvons carrément parler d’une véritable ruée vers le cobalt en RD Congo, aiguisant l’appétit des plusieurs multi nationales.

Le pays fournit 63 % du cobalt mondial. La part de marché de la RDC pourrait se voir grimpé jusqu’à 73 % d’ici 2025.

Mais la RDC se voit à l’heure actuelle importatrice de la quasi-totalité des batteries dont nous avons besoin pour diverses utilisations entre autre dans nos véhicules et autres appareils que nous utilisons au quotidien. Ce qui s’avère anormal et pourtant, même la production de l’acide et de sa matière première existe ici sur place. Il ne nous reste plus que la main d’œuvre qui ne manque dans un pays qui détient une population jeune et en âge de travaillé en abondance. D’où la question ; pourquoi n’est pas commencer ne serait-ce que par trouver le moyen et la maitrise du recyclage ? Car nous devons faire le premier pas dans le but de faire bouger les choses.

Il y a tellement à faire et le travail du gouvernement devrait être celui de donner le ton et laisser les privés en prendre la relève. Commençons par quelque part, mettons en place des groupe de réflexion ou laboratoire d’idées (think tank) puis commençons par faire un état des lieux des problèmes congolais qui sont innombrables afin que nous trouvions des solutions Congolaise. Et c’est ainsi que demain, nous nous prétendrons véritablement indépendant et souverain. Car l’indépendance Politique passe nécessairement par l’indépendance économique.

Congolaise et Congolais n’attendons pas que quelqu’un viennes nous siffler la fin de la récréation, nous devons nous-mêmes changer les choses et changer notre quotidien. Et cela doit commencer par le fait de trouver des petites solutions aux nombreux petits problèmes de notre société.

Nous devons arrêter de tout importer jusqu’aux cure-dents, car l’importation, comme toute autre chose, comporte ses bons et ses mauvais côtés. L’importation peut être une menace pour le commerce local, de même que les emplois. Si les produits importés viennent prendre de l’importance, la part de marché des produits locaux peuvent diminuer, voir même disparaître. De plus, si la concurrence est trop forte, il risque de dominer le marché, et de nous détrôner.

Le gouvernement peut trouver une solution ne serait-ce qu’à ce petit problème voyons! Trouver une main d’œuvre artisanale qui puisse s’en occuper, et la renforcer en capacité financier et technique puis en interdire l’importation ce n’est que comme cela et petit à petit que nous pouvons trouver des solutions et renverser la tendance de notre économie extravertie.

Les problèmes du Congo aujourd’hui sont les solutions à sa prospérité de demain nous devons nous en rendre conscient et c’est de là que viendra notre mieux vivre de demain….

Jean pierre META, Economiste de formation et cadre d’entreprise