Par Lepetit Baende

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a échangé ce lundi 1er octobre 2018 au Palais du peuple avec les membres du Gouvernement. Notamment, le Premier ministre Bruno Tshibala, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henry Mova Sakanyi, et les ministres de la Défense nationale Crispin Atama Tabe, des Finances, du Budget, des Affaires sociales, etc. Ce, à la suite des séances de travail qu’il a eues au cours de la semaine dernière avec ses collègues députés nationaux membres des Caucus des parlementaires des provinces de l’Est de la République, sur la situation d’insécurité qui prévaut dans cette partie du pays.

Présidée par le speaker de la Chambre basse du Parlement Aubin Minaku, cette réunion interinstitutionnelle a débouché sur des recommandations des caucus des parlementaires des provinces de l’Est, dont la mise en place d’un groupe de travail sur la question. Ce groupe de travail a été constitué, séance tenante, au cours de cette réunion, devra sur la question et descendre sur terrain pour d’éventuelles dispositions utiles et nécessaires.
Au sortir de cette réunion, le Vpm Henry Mova Sakanyi a confié à la presse que « Ça valait la peine. La situation est très préoccupante. Il fallait bien que les honorables députés de la représentation nationale soient mis au courant de ce que le Gouvernement fait concrètement sur le terrain dans les zones où l’instabilité a sévit. A savoir, à Beni et dans l’Ituri, plus particulièrement à Djugu. Ils nous ont conviés dans une séance d’approfondissement avec le Premier ministre qui nous fait l’honneur de l’accompagner, moi-même, mes collègues du Budget, des Finances, de la Défense, etc. »
A en croire le ministre de l’Intérieur et Sécurité, les membres du Gouvernement ont dû donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale « pour des questions aussi délicates qui ne peuvent pas être traitées en plénière, autant à la dimension stratégique, au plan tactique, mai aussi au plan opérationnel. C’est une question qui nécessite qu’à même une certaine discrétion ».