Par Edmond Izuba

Abordant la question la question de la prise en charge des crises humanitaires recurrentes en RDC et des difficultés à y apporter des solutions durables, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et de la sécurité estime que c’est la sédentarité voulue par la nature humaine qui pousse les populations à se trouver dans des conditions humanitaires défavorables (éruptions volcaniques, épidémies, conflits ethniques, guerre, et d’autres catastrophes naturelles). Aller là où vivre mieux. Pour lui, il est indispensable que l’action de l’Etat, l’empathie ne soit pas absente lors de ces événements malheureux, révélant un caractère conjoncturel, qui touchent sa population.
Il a salué la mise en place déjà effective de la commission nationale des réfugiés qui est une avancée significative dans la prise en charge des victimes. « C’est la détermination réelle de la souveraineté d’un État», a-t-il affirmé.
Pour Henry Mova Sakany, le droit d’ingérence humanitaire ne devrait plus exister dans la pratique moderne. « Il faut attendre que le gouvernement responsable en fasse la demande. On n’a pas besoin de la prise en charge totale et éternelle autre que celle de l’Etat», a martelé Mova.

Le ministère inistre d’Etat, ministre du dudget a signifié que son gouvernement avait prévu cette année 16 milliards de francs congolais pour secourir les victimes et les personnes sinistrées, mais reconnait tout de même les charges logistiques qui ont tendance à absorber leur impact sur terrain. D’où il sollicite l’amélioration de mécanismes dans les procédures des interventions publiques.

Le premier ministre Bruno Tshibala a procédé à l’ouverture des travaux de ces assises qui réunissent les membres du gouvernement central, les gouverneurs de provinces, les autorités locales ainsi que la société civile qui vont pendant durer trois jours à Kinshasa.
Les propositions et recommandations pertinentes sont attendues d’ici la clôture de ce forum pour doter la Rdc d’une vision stratégique en la matière.