Par la Rédaction

Ci-dessous, la rédaction d’objectif-infos.cd vous publie pour lecture une note de justification de la motivation de l’intervention du député national Henry Thomas Lokondo au cours du débat houleux à l’assemblée nationale sur les deux dernières ordonnances du chef de l’État portant nominations à la société nationale congolaise de chemin de fer (SNCC) et à la général carrière des mines (Gecamines).

Cette plénière tenue en date du 07 juin dernier a créé un tollé général dans les États majors des partis politiques de la coalition présidentielle Cap pour le changement (Cach), qui a pris d’assaut le palais du peuple toute la journée de lundi 10 juin bloquant ainsi l’accès certains députés. Outre le débat organisé au sein de l’hémicycle, l’assemblée nationale, les combattants de la coalition s’insurgent notamment contre les propos peu courtois à l’endroit du président de la république Félix-Antoine Tshisekedi, lors du passage des députés au perchoir.

Lisez:

«L’erreur commise hier par le bureau de l’Assemblée nationale où se trouve d’ailleurs le premier-president Kabund de l’Udps, c’est d’avoir permis le débat sur la motion de Mondole qui abordait plusieurs points à la fois, notamment l’absence prolongée d’un gouvernement de la République. J’étais le premier à faire remarquer qu’on ne pouvait pas discuter au sein de l’Assemblée nationale des ordonnances signées par le Chef de l’Etat puisque c’est inconstitutionnel, mais chaque congolais peut plutôt les attaquer à la Cour constitutionnelle ou au Conseil d’État pour inconstitutionnalité… Lutundula qui m’a succédé avait abondé dans le même sens que moi tout en me citant avec remerciement… J’ai précisé aussi que chaque congolais comme tout député, en dehors de l’Assemblée, a le droit absolu de critiquer publiquement tous les actes du Chef de l’Etat, comme d’ailleurs, tous les arrêts de la Cour constitutionnelle qui ne sont par ailleurs susceptibles d’aucun recours… L’entorse d’hier est complètement regrettable mais les ordonnances aussi restent complètement irrégulières et inconstitutionnelles avec à la pointe la tricherie qui n’honore pas l’Institution Président de la république. C’est pourquoi, depuis une semaine, je maintiens ma position de les voir rapportées par dignité… MOBUTU le dictateur le faisait sans états d’âme. Car une des qualités d’un grand homme d’Etat est aussi de savoir se raviser, et à temps… Et ensuite, sanctionner impitoyablement les collaborateurs, auteurs de la bourde comme l’exigent d’ailleurs beaucoup d’autres membres de CASH, au lieu d’aller chercher des professeurs politisés pour essayer de justifier l’injustifiable.»