Edmond Izuba

Une semaine ou soit sept jours après sa sortie de la prison, Franck Diongo ne parle toujours pas de la politique. Acculé par un questionnaire lui soumis par la rédaction d’Objectif-infos, le président du Mouvement Lumumbiste progressiste, prisonnier politique du régime kabila et bénéficiaire de la grâce présidentielle de l’actuel Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, a fini par cracher cœur ouvert sans le vouloir : « je pense qu’au-delà de tout, c’est Joseph Kabila qui m’avait fait son prisonnier politique et personnel et Félix Tshisekedi est venu me libérer. C’est un fait qu’il faut croire ».

Absent de la scène politique depuis deux ans et demi, Franck Diongo dont la ligne politique à suivre semble encore être difficile a préféré lui, quelques heures après sa libération, visiter les familles des victimes dites de la démocratie et de l’alternance démocratique au pays tombées lors des manifestations de l’église catholique à Kinshasa. Un marathon politique qu’il a débuté mercredi dernier par la signature du livre des condoléances de feu Etienne Tshisekedi, son idole politique, une manière de lui rendre hommage, avant de visiter les familles de Rossy Tshimanga à Makala, de Thérèse Kampangala à Kintambo et Benjamin mwindjilayi à Limete-Kingabwa.