Par MB

Avocat évoluant aux États-Unis d’Amérique, cadre de la société civile et analyste politique de son état, Me Luc Fikiri, n’a pas tardé à émettre son point de vue, en rapport avec la situation qui prévaut actuellement en RDC. Loin de sa terre natale, cet homme intègre et honnête, garde toujours un régard vigilant sur l’évolution de la situation politique de son pays. Il a, ainsi, réagi suite à la tenue des élections sénatoriales qui ont été critiquées par beaucoup, à cause de « la corruption ».

À l’en croire, en vue d’éviter la répétition de la même situation dans les années à venir, Me Luc Fikiri estime qu’il est impératif, de pouvoir modifier quelques dispositions de la Constitution, principalement celles qui abordent la question du mode des scrutins des sénateurs et gouverneurs. « Il faut passer au référendum et modifier certaines dispositions de la Constitution qui parlent, entre autres, des modes des élections présidentielle, sénatoriales et même des gouverneurs », a-t-il élucidé, sans pourtant mâcher ses mots.

Dans le même ordre d’idée, Me Luc Fikiri admet-il, qu’il est tout d’abord question que le choix pour les sénatoriales et les gouvernorats se fasse à travers le mode direct et non indirect. Pour y arriver, ce membre de la société civile a souligné que le Président pourrait profiter des prérogatives de nommer les Gouverneurs, avec l’objectif d’éviter la corruption. Pour courroner le tout, cet analyste politique est véritablement adepte d’une assemblée monocamérale. Il a indiqué ouvertement qu’il serait aussi favorable pour le Congo-Kinshasa, de supprimer le Sénat qui, d’après ses propos, est une source de gaspillage des deniers publics. «Il faut que la RDC soit monocamérale. Plusieurs pays africains qui ont d’ailleurs des budgets élevés que les nôtres n’ont pas de Sénat. Et, ils comptent l’instaurer dès qu’ils feront partie des pays riches et développés…A quoi bon le Congo », argumente-t-il.

Il a par ailleurs laissé entendre que la Présidentielle devra aussi se faire à deux tours pour que le Chef de l’Etat soit élu avec une majorité absolue. Il en appelle à la création d’un Ministère de lutte contre la corruption qui aura deux branches, à savoir : une Cour pénale d’anticorruption et une police spéciale en charge de lutte contre la corruption.