Par Edmond Izuba

Un climat de paix et de confiance mutuelle doit être observé tout au long des périodes d’avant, pendant, et après les opérations majeures du processus électoral. Au siège du conseil de sécurité des nations, la France n’est pas allée par le dos de la cuillère pour solliciter l’application intégrale de l’accord de la Saint sylvestre, seul gage de la décrispation de la tension politique au pays, de libertés d’expression et de manifestation, et des droits fondamentaux. Dans la logique des élections inclusive, libres et transparentes, le pays d’Emmanuel Macron encourage le pays de Joseph Kabila dans sa décision de vouloir garantir sa souveraineté par prise en charge du financement du processus électoral, mais n’exclue pas non plus une intervention urgente des nations unies à travers la Monusco, sous forme d’appui logistique. «Ces élections sont celles du peuple congolais», a martelé la représentante de la France à l’Onu.
Elle espère que ces scrutins soient “une occasion unique pour le pays de s’engager durablement dans la voie de la paix et de la stabilité”.

La France renouvelle son appel à la CENI à créer un plus large consensus sur l’utilisation des machines à voter, via notamment un accès et une familiarisation à ces dernières par l’ensemble des citoyens. Par ailleurs, nous encourageons la CENI à mettre en oeuvre les recommandations faites par l’Organisation internationale de la Francophonie dans son audit de juin dernier, à commencer par la publication du fichier électoral, alors que 6,6 millions de personnes y sont inscrites sans empreinte digitale. Loin d’être anecdotiques, ces points techniques constituent un enjeu de crédibilité pour l’ensemble du processus.

Pour finir, la France a épinglé la situation sécuritaire et humanitaire extrêmement préoccupante dans certaines zones en Rdc, d’où elle sollicite la reconfiguration des casques bleus de la Monusco.