Par Edmond Izuba

Le ministre des affaires foncières, Aimé Molendo Sakombi met un point final. Voulant bien respecter la procédure administrative, le ministre des affaires foncières a tenu à répliquer dans le délai aux recours des avocats de Ngoyi Kasanji, en six pages entières, dont le dossier est géré par son cabinet après les arrêts judiciaires. Le numéro un des affaires foncières a étayé, avec précisions nécessaires et sans tergiversations,  la genèse de l’affaire vente publique et aux enchères des biens immobiliers querellés ainsi que les certificats d’enregistrement.  

Dans une autre correspondance dont une copie a été réservée au chef de l’Etat, cette fois-ci de deux pages, le ministre de tutelle administre à son collègue de la justice et garde de sceau une raclée. « Les informations me sont  parvenue par les réseaux sociaux », regrette le ministre des affaires foncières. Le ministre de la justice a piétiné volontairement plusieurs principes constitutionnels élémentaires qui lui ont ouvert la porte d’entrée dans l’arbitraire. « Je tiens à relever en liminaire qu’en vertu du principe de séparation des pouvoirs tel qu’institué par notre constitution, notamment en son article 151, le pouvoir exécutif que nous représentons, ne peut ni statuer sur les litiges pendants devant les cours et tribunaux, ni opposer à l’exécution des décisions de la justice, ni au moins apprécier leur valeur positive ou négative. Cette décision ne nous oblige que d’exécuter les décisions », Molendo rappelle le sens de son instruction. A Tunda Ya Kasende, le patron des affaires foncières a fourni le sens de sa démarche, qui était celle de rétablir un citoyen congolais muni des décisions de justice coulées en force de chose  jugée, dans ses droits. « J’ai été guidé par le seul souci d’exécuter les décisions de justice, en l’occurrence, celle tendant à rétablir Monsieur Gabriel Mokia de ses biens immobiliers, acquis des autres, en violation des articles 151 de la constitution et 231 alinéa 4 de la loi dite foncière pour ne citer que ces violations. Dès lors, n’est pure insécurité judiciaire  que le fait de laisser le véritable détenteur des droits munis en plus, des décisions de justice rendues en sa faveur, dans une injustice criante… », a-t-il conclu.