Par Jean-Chrysostome Luntadila

Le peuple congolais revit encore les instants politiques les plus démocratiques plusieurs années après la fin de la longue et tragique période dictatoriale. Le règne de Félix Tshisekedi renvoie plusieurs de ses probables futurs adversaires politiques en villégiature. Un gai dimanche a été observé dans les grandes villes du pays, à savoir : Kinshasa, Muanda et à Kashobwe. En Rdc, ce premier jour du mois de décembre est bien servi en commentaires des internautes des réseaux sociaux. La course à la détente politique a été lancée en moto. C’est Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat, qui prend le devant du de la rencontre de courtoisie du club des motards aux alentours de 11 heures, les informations sur Jean-Pierre Bemba, opposant et coordonnateur sortant de Lamuka, sont postées à 13heures tandis que pour Moïse Katumbi, les internautes devraient attendre l’après match DCMP (Rdc) contre  Zanaco (Zambie). Tous dans un climat souriant et relaxe.

Après avoir donné quelques coups de gaz à bord de ses gros cylindrés de deux roues, Joseph Kabila allias Shina Rambo a repris le volant sa jeep 4X4 avant de pianoter son IPhone pour les selfies avec les habitants de cette ville pétrolière du Kongo Central.

Jean-Pierre Bemba a tenu à accompagner jusque dans sa dernière demeure l’Administrateur délégué de l’hôpital Vijana, Belvis Nkuku, lâchement tué par les gardes rapprochés du ministre provincial Dolly Makambo. Une ambiance électrique des militants du Mouvement de libération du Congo (MLC) a caractérisé le passage de « Igwe » au funérarium de l’Assanef.

L’ancien gouverneur de la province du Katanga dans son ancienne configuration, habillé en chemise (pagne) d’hommage à Katumba Mwanke, Moïse Katumbi  a suivi sur écran géant, dans un espace public, avec ses frères et sœurs de son village Kashobwe le match opposant le club congolais  Dering Club Motema Pembe (DCMP) contre les zambiens de Zanaco. Un score de 1 but partout a sanctionné cette rencontre sportive.

Aucun message particulier en termes de discours prononcés par ses ténors de la présente classe politique n’a été entendu, si ce n’est que la magie des réseaux sociaux de balancer à temps réel des photos.