Par la Rédaction

Nkamba, lieu saint des fidèles kimbaguistes, est devenu un ring sur lequel les acteurs politiques viennent se donner les coups bas sous l’oeil impuissant du Chef spirituel. Les coups orchestrés le dimanche 6 avril 2019 ont été considérés comme la goutte d’eau qui a débordé le vase.

Dans l’attente des élections du gouverneur et vice-gouverneur dans la province du Kongo-central, une forte délégation des candidats gouverneurs non Kimbaguistes conduite par l’actuel président de l’assemblée provinciale Anatole Matusila, s’est rendue au culte de dimanche sur invitation du cabinet de Papa Simon Kimbangu avec pour objectif : 《 forcer la main du Chef spirituel à prophétiser, malgré lui, le nom leur candidat, Atu Matubwana comme probable gouverneur de la province du Kongo-central》, une pression politique excessive exercée sur l’église le plus populaire de la province. La délégation acquise à la cause de l’actuel gouverneur ad intérim de la province du Kongo-central va surprendre les fidèles et d’autres invités de donnant, avec proclamation publique et sous les fanfares, une somme faramineuse en offrande en plein culte à la nouvelle Jérusalem kimbaguiste. Ce spectacle offert gratuitement pour des intérêts politiques et non pour la gloire de Dieu, va désorienter la prédication du Chef spirituel l’obligeant ainsi à cajoler un seul candidat parmi les six que regorge la province.

«Le nom de Atu Matubwana à été non seulement cité mais aussi chanté régulièrement par Faki, les fanfares kimbaguistes à notre grand étonnement», explique à Objectif-infos fidèle déçu par cette orientation politique. Cette dérive politique est tout simplement dangereuse, a-t-il ajouté.

Atu Matubwana n’est pas le vrai ticket des Kimbaguistes

D’après nos sources dignes de foi, le Chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani serait induit en erreur par son directeur de cabinet, Mr Zako Kiangani, qui a déjà choisi son camp. L’église prophétique de Simon Kimbangu, visionnaire de longue date a toujours voulu jouer à l’équilibrisme dans des moments historiques que traversent la province. Les gouverneurs qui ont eu à gérer le Kongo-central durant deux décennies avec un bilan globalement négatif, proviennent tous d’ un seul coin de la province, Kataratch. Pourtant, Atu Matubwana, devenu gouverneur intérimaire au lendemain de la disparition de Jacques Mbadu est également du même coin. «Le choix de l’église devrait être celui du milieu du village, Lukaya, pour faciliter l’équilibre et surtout que le pays est dans la logique importante qui est de l’alternance», nous signale un conservateur du patrimoine kimbaguiste. Or, correctement et logiquement le candidat de la grande dynastie de bas-fleuve où se trouve la Lukaya, il y a le candidat Jean Claude Vuemba, natif du territoire de Kasangulu.