Par Edmond Izuba

Peut-être vers un acquittement certain de Franck Diongo Shamba par la cour de cassation ce mercredi 05 septembre 2018. Beaucoup d’éléments répertoriés après la condamnation du président national du parti Lumumbiste progressiste sont à la base du rebondissement en justice de son affaire contre les éléments de la garde républicaine. Le verdict du tribunal de grande instance de la Gombe acquittant les 15 militants du Mlp, considéraient au départ comme auteurs matériels de l’arrestation arbitraire, détention illégale assortie de tortures des agents de la garde républicaine, les accusations pour lesquelles Franck Diongo a été condamné à 5 ans de prison. L’autre fait, c’est les révélations de l’Hopital de la garde républicaine basé au Camp Colonnel Tshatshi, qui confirme noir sur blanc qu’aucun de ces trois éléments de forces de l’ordre n’a subi une quelconque torture. Pour Me John Omehata, la loi autorise l’innocence en cas de contradiction des décisions judiciaires dont le procès en révision de Franck Diongo fait l’objet, du fait que leurs propres hôpitaux attestent que Diongo n’a pas torturé les trois GR qui se sont présentés comme victime devant la cour suprême de justice.

Le député national a toujours joué le rôle d’un véritable notable dans son quartier dénommé Cuba, situé derrière le centre supérieur militaire, à Binza-Ozone dans la commune de Ngaliema, pour avoir réussi à restaurer la sécurité à travers l’aide des autorités de l’époque ; le président du Mouvement Lumumbiste progressiste ne peut pas être condamné pour le simple fait d’avoir volé au secours des éléments de forces de l’ordre en détresse, le 19 décembre 2016. John Omehata rappelle que ce 5 septembre 2018, date du verdict en révision, sera inscrite dans l’histoire judiciaire du pays. D’après lui, la cour de cassation va dire le vrai droit et va corriger les erreurs commises par les deux instances précédentes, c’est-à-dire l’acquittement. Ce procès, dit-il, servira d’exemple à l’image d’une justice équitable. Il regrette cependant les tortures physiques, morales et psychologiques dont son client est victime depuis son arrestation jusqu’à sa condamnation irrégulière.

Bien avant son arrestation, Diongo a eu à dénoncer plusieurs tentatives d’enlèvement et des menaces de morts dont il a été victime de la part des individus non identifiés.