Par Edmond Izuba

Mécontent des insultes contre sa personne, le président du mouvement Lumumbiste progressiste, le député national Franck Diongo a décidé finalement de poursuivre en justice le ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux. Au cours d’une conférence de presse ce mardi au siège du Mlp, le secrétaire général du parti a établi une ribambelle de griefs à charge de cet ex rebelle du rassemblement congolais pour la démocratie, il s’agit de : Injures publiques et imputations dommageables ; Incitation des militaires à « tuer » Franck Diongo ; trafic d’influence et torture morale (au condamné).

A.T Mwamba s’est illustré, il y a une semaine passée, par des propos haineux, diffamatoires, injures publiques et imputations dommageables contre les professionnels des medias et les acteurs politiques dont le prisonnier politique Franck Diongo. Appelé pourtant à justifier l’absence de la décrispation politique pendant cette période sensée à réunir un grand consensus des parties prenantes au processus électoral, le ministre d’Etat a taxé Diongo de voyou, séquestration dans sa maison deux agents de l’ordre en l’occurrence des gardes républicaines, il les met à nu, les fait tabasser, il fracture le bras de l’un d’eux. Il a fini par avouer que le député Mlp ne pouvait plus recouvrer sa liberté, une façon pour ce membre du gouvernement de lui éviter une probable vengeance des militaires. « Et si on le libère aujourd’hui quelle sera la réaction des militaires ? ils vont dire que si la justice ne peut pas nous protéger alors on va régler nos comptes », estime Alexis Tambwe.

Dans cette rencontre avec la presse, Nicko Mayengele a brandi à la face du monde les rapports médicaux établis par le corps de santé militaire/groupement médical de la garde républicaine qui attestent, preuve par neuf, que les trois éléments de la garde républicaine et non deux tel qu’affirmait le ministre d’Etat, à savoir : Major Ilunga Inabanza, le Capitaine Kasongo Kitenge, l’Adjudant Mukadi Mbiye, détournés par les habitants du quartier surnommé Cuba, derrière le centre supérieur militaire de Binza Ozone, acheminés dans la résidence de Franck Diongo, sur base de l’examen clinique et du bilan paraclinique réalisés, qu’il n’a jamais des actes de tortures remarqués sur leurs corps. Ces éléments de preuves, appuyés avec les photos ainsi que d’autres images, ont été à la base de la libération de 15 militants du Mlp, accusés comme auteurs physiques des infractions des tortures et arrestations arbitraires contre ces derniers.

Par cette plainte contre le ministre d’Etat Alexis Tambwe, Franck Diongo sollicite du procureur général de la république près la cour de cassation des enquêtes judiciaires devant déboucher sur des poursuites judiciaires. Arrêté le 19 décembre 2016, Franck Diongo a été condamné à 5 ans de prison pour tortures et arrestation arbitraire des éléments en uniformes. Depuis le 4 juillet dernier, l’affaire en révision auprès de la cour de cassation.