Par Bijou Ndjodji

Le ballet des plaidoyers enregistrés vendredi dernier à la cour constitutionnelle, en faveur des candidats président de la république recalés par la centrale électorale, appartient désormais au passé. L’heure est à présent, à l’attente de la décision de la haute cour, dont les arrêts, sur pied de l’article 168 de la constitution, sont irrévocables, inattaquable et immédiatement exécutoires. C’est sur base de cette décision que la Ceni devra, conformément à son chronogramme électoral, publier le 19 septembre prochain, les listes définitives des candidats à la présidentielle et aux législatives nationales de 2018. Pour l’instant, il est difficile de présager l’issue des conclusions de la haute instance du pays ; à moins, en tout cas, d’être doté du don d’ubiquité.

Pour autant, compte tenu des réquisitoires des officiers du ministère public, certains observateurs avisés tentent ce pari fou de démiurge, en supputant sur le sort réservé à certains candidats requérants. Car, soutiennent-ils, en Rdc, il est rare que les magistrats de siège aillent en l’encontre des magistrats débout. En d’autres termes, il est difficile, dans le cas d’espèce, que les juges constitutionnels contredisent, dans leur décision, les réquisitoires des officiers du ministère public.

Tenez : pour Adophe Muzito, l’officier du ministère public a demandé à la haute cour de déclarer sa requête recevable mais non fondée. Il en est de même pour Jean Pierre Bemba. Quant à Samy Badibanga et Marie José Ifoku, l’officier du ministère public a sollicité que leurs requêtes soient déclarées recevables et fondées. Tandis que pour le candidat Jean Paul Moka, c’est irrecevabilité et non fondement de la requête qui est demandée par l’officier du ministère public à la haute cour.

Alors question : compte tenu de tous les réquisitoires ci-haut rappelés, les juges constitutionnels pourraient-ils dire droit, en allant à l’encontre desdits réquisitoires ? Toutefois, loin de verser dans des supputations, il sied d’attendre la décision de la haute cour, du reste, très attendue par l’opinion tant nationale qu’internationale, car, en tout cas, l’issue n’est pas loin d’être connue.