Par Edmond Izuba

Le point de press president de la république ce mardi 2 juillet à Bunia, province de l’Ituri, était émaillé de plusieurs déclarations. Voulant ramasser toutes les questions d’actualité de l’heure, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a tenté de rassurer l’opinion à propos de nombreuses inquiétudes sur la bonne marche du pays.

  1. Sur la question de la construction du pont-route-rails Kinshasa-Brazzaville, Félix Tshisekedi a répondu : « Pas de pont kin-Brazza sans le port en eau profonde de Banana.Tant que le projet de port en eau profonde n’aura pas abouti, je n’avancerai pas sur l’initiative du pont-route-rails. J’ai rencontré certaines des entreprised intéressées. J’ai entendu les préoccupations de mes frères du Kongo-central »
  2. Sur la poursuite de la décrispation politique au pays (le cas du passeport de Salomon Idi Eska Della et la libération de Eddy Kapend, inculpé dans l’assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila Laurent), Félix Tshisekedi a rassuré : « Pour le cas d’Eddy Kapend , il va falloir se demander s’il est libérable.
    J’ai ouï dire que le passeport de Salomon Kalonda se trouverait à la présidence de la république, et je ne sais pourquoi je le garderai devers moi.
    Salomon Kalonda est congolais. Il a le droit de rentrer dans son pays. Contrairement à son leader qui était dans la liste de cas emblématiques, je n’ai pas suivi son cas. C’est un jeune frère que je connais. Il m’a été proche un moment donné»
  3. Concernant la démarche engagée par Martin Fayulu pour la mise en place du Haut conseil national des réformes des institutions, le chef de l’Etat reste catégorique : « Le parlement est l’endroit censé proposer des réformes institutionnelles. Les réformes ont des endroits pour être discutées. Fayulu est un élu. En allant au parlement, il peut emmener ce projet. Nous sommes en démocratie.
  4. Félix Tshisekedi reconnait une réticence dans le chef de la ministre du portefeuille sur ses ordonnances nommant les nouvelles autorités à la Gécamines et à la SNCC. « Il y a peut-être certains calculs politiciens mais à mon sens il n’y a pas d’urgence (…) donc la politique est en train  d’agir sur les évènements, ce qui les font retarder. Mais une chose est certaine, ces ordonnances sont là. Elles ne seront pas retirées.
  5. Sur son programme d’urgence de 100 jours, le président Félix Tshisekedi reconnait que toutes ces mesures n’ont pas donné entière satisfaction. J’ai toujours tout relativisé dans ma vie et su assumer les échecs et rester confiant.
    En 5 mois, je n’ai pas pu faire des miracles ni m’enorgueillir de ce qui a été fait. Nous allons nous battre pour remettre ce pays sur les rails.
  6. Au sujet de la fermeture de la RTVS1, Félix Tshisekedi affirme « n’avoir pas pris cette décision ».
    « On m’a dit que cette chaine s’est illustré par des discours haineux, dans les appels à la haine. Je ne peux pas confirmer. Lorsque je serai à Kinshasa, je vais suivre. »

Propos recueillis par Stanys Bujakera d’Actualite.cd