Par Edmond Izuba

Sous un climat détendu, Joseph Kabila lance “le bal des dauphins” à Kingakati. L’autorité morale du Front commun pour le Congo était face à face avec les différentes caciques qui composent ce regroupement électoral. En toile de fond, Joseph Kabila veut parvenir un candidat commun pour sa nouvelle plate-forme “FCC”. Mais, ils ne seront pas tous tirés dans un même sac. Ils ont été orientés selon les bords politiques du départ et devront engager leurs accords, selon celui de la cité de l’union Africaine ou celui de la du centre interdiocésaint, sans oublier sa défunte majorité présidentielle et la société civile.

Bruno Tshibala Nzenzhe qui porte sur ses épaules le poids des opposants au sein du gouvernement à l’absence des autres qui n’ont pas voulu valider la charte du Fcc, se place comme tête de liste de l’accord de la saint sylvestre du côté des opposants parce qu’il est resté le seul qui l’engage vis-à-vis des tiers. Il est donc à ce titre l’un des choix du président Kabila à la magistrature suprême. Léon Kengo et José Malika qui ont signé la charte du FCC au nom de l’opposition signataires de l’accord du 18 octobre 2016. Maguy Kiala, chef de fil de la société civile signataire de l’accord de cité de l’union africaine, pourra équilibrer avec le nom d’une dame.

Qui choisir à la majorité présidentielle ? C’est la question qui risque d’emporter le bassin et l’eau du bassin, si le Raïs n’y prend garde. Si les choses paraissent simples pour les opposants, à la majorité la manière de procéder risque de voir certains quitter le bateau Kabiliste. Qui de Bahati, Minaku, Matata, choisir ? Placés successivement deuxième force de la majorité présidentielle, président de la deuxième institution de la république, assemblée nationale, et secrétaire général de la majorité présidentielle et l’autre, un ancien premier ministre de Joseph Kabila, le seul avoir fait 5 ans à la tête du gouvernement depuis l’avènement du régime Kabila. Affaires à suivre…