Par Edmond Izuba

Lubumbashi a réservé un énième accueil record de l’histoire de la popularité à la nouvelle alliance « Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe », après celui d’Etienne Tshisekedi en décembre 2011. La ville de Lubumbashi, supposée fief politique de Moïse Katumbi, est tombée tel un château de carte aux alentours de 16, heure d’arrivée à l’aéroport international de la Luano de deux leaders du cap pour le changement, Cash. Personne ne pouvait s’y attendre à une telle mobilisation au regard de la dernière ayant causé mort d’homme. L’ambiance qui a caractérisé la ville cuprifère est toute particulière.En réalité, la ville de Lubumbashi était décorée en blanc, symbole de pureté, d’après les organisateurs. Le temps s’est arrêté lors de la procession : plus d’un million de militants, d’autres sympathisants aux abords des boulevards (M’siri, Lumumba et du 30 juin) et autres accrochés aux toits d’immeubles par faute d’espace au sol, chacun à sa manière voulait saluer les « nouveaux seigneurs de Lubumbashi ».  Plusieurs avertissements ont été lancés à l’endroit de plusieurs notables du Katanga (Kyungu Wakumwanzaet Moïse Katumbi) et les médias nationaux et internationaux (Radio Okapi, Rtnc,France 24, Tv5, Rfi) à cause de leurs traitements anti Fatshivit.  La police en petit nombre conduite par la sécurité de deux partis était obligée de suivre sans sa volonté l’itinéraire tracé par les organisateurs. Le cortège conduisant le duo Fatshivit a pris 4 heures pour atteindre le lieu du meeting « place Square », un vieux  terrain de football situé en plein cœur de Lubumbashi.

Vital Kamerhe, directeur de campagne de Félix Tshisekedi a pris la parole en premier pour rappeler aux lushois  le programme ambitieux du candidat du n°20 qui passe avant par la restauration paix, d’un Etat de droit, la formation militaire obligatoire post-études humanités, la création d’emploi et la transformation des richesses, diversification de l’économie du pays, logements sociaux, couverture sanitaire, etc.

Dans une ambiance électrique, Félix Tshisekedi a décrété la journée du 21 décembre, journée de jeûne et prière pour « notre victoire le 23 décembre 2018 ». « Le Congo du changement sera un Congo d’amour du prochain. Il n’y aura pas le tribalisme. Surtout vous de mes frères de même tribu qui pensent que quand je serai élu vous aurez tous les bonheurs du Congo ; non, détrompez-vous ! Les bonheurs du Congo appartiennent à tous les congolais et à toutes les tribus », a martelé Félix Tshisekedi. Il s’est montré reconnaissant envers les pères fondateurs de l’union pour la démocratie, Udps, en promettant de rendre visite à l’un qui est encore vivant, Gabriel Kyungu Wakumwanza.