Par Edmond Izuba

C’est parti. La campagne électorale déjà opérationnelle depuis mercredi 21 novembre à minuit, une aubaine pour les candidats en lice de se vendre avant de prétendre  se faire élire président de la république. Une étape importante qui rend obligatoire la présence de la foule, seule méthode de s’attendre à la sympathie de la base en cas d’un échec éventuel. Deux grands blocs jouissent de la campagne, il s’agit du bloc Genève de Martin Fayulu et le Front commun du Congo d’Emmanuel Ramazani Shadary. Pour l’instant, personne ne sait exactement de quelle campagne prendra part Fayulu. S’agira-t-elle de la campagne de protestation contre la machine à voter ou la campagne pour sa propre victoire ou contre la victoire des autres? Dès son arrivée à Kinshasa, Fayulu s’est arrogé du pouvoir de la centrale électorale en insistant sur le vote à bulletin secret, sans la machine à voter. De ce fait, il promet becs et ongles d’arracher à tout prix l’alternance démocratique par cette voie. « Personne ne devrait être au-dessus du peuple », pense le candidat Fayulu. Porté par le Mlc de Jean Pierre Bemba, Ensemble de Moïse Katumbi, Nouvel Elan de Muzito, Syenco et la dynamique pour l’unité de l’opposition, Fayulu a drainé une foule plusieurs milliers des militants venus l’accueillir à l’aéroport international de N’djili, dans la partie Est de la capitale du pays. La foule s’amplifierait au fur et à mesure que la procession conduite par le cortège de Fayulu  de se diriger au siège de la dynamique.

Tous les candidats auront du pain sur la planche

Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, deux retardataires  n’ont pas fait signe de vie, ils poursuivent sans désemparer leurs discussions à Bruxelles. Au Front commun pour le Congo, rien n’est encore gagné aussi pour Emmanuel Ramazani Shadary bien que se sentant déjà dans la peau du Chef, futur président de la république. Il devrait y croire après la division de l’opposition à Genève. Qui de Martin Fayulu, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe fera du mal au dauphin de Joseph Kabila ?  Le pari n’a été raflé du coup pour Shadary. Si Kinshasa, supposée unique fief électoral de Martin Fayulu ne s’est pas livrée totalement, quand adviendra-t-il dans d’autres provinces ou aux yeux de tous ceux qui ne le connaissent pas. L’arrivée du candidat « commun » Martin Fayulu n’a pas reflété l’image que tout le monde attendait, celle de sauver la candidature d’Etienne Tshisekedi. Les organiseurs eux-aussi s’attendaient à une foule exorbitante et exceptionnelle. Qu’à cela ne tienne, le 23 décembre 2018 est jusqu’ici maintenue  comme jour du vote et non date de la contestation. Tous ils vont, avec foi, avec ou sans la machine tant vilipender, dans l’unique espoir qu’elle ne favorisera pas la fraude.