Bruno Tshibala : une année déjà

Depuis sa nomination le 07 avril 2017 par le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange comme Premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala Nzenzhe a totalisé ce samedi 07 avril 2018, une année en tant que chef du Gouvernement d’union nationale. Laquelle nomination, pas la peine de rappeler, fait suite à l’Accord politique du 31 décembre 2016, dit l’Accord de la Saint Sylvestre, découlant du dialogue politique du centre interdiocésain.

Bruno Tshibala a remplacé à ce poste Samy Badibanga Ntita qui, lui, était issu d’un autre dialogue politique de la Cité de l’Union africaine. C’est donc le mardi 16 mai 2017 que le Gouvernement Tshibala réputé d’union nationale était investi par la représentation nationale. A la même occasion, Bruno Tshibala a présenté le programme de son gouvernement, lequel a été par la suite adopté par les députés nationaux.

L’on se rappellera que ce programme comporte quatre priorités : l’organisation des élections dans le délai convenu ; la stabilisation et la relance de l’économie nationale ; l’amélioration des conditions de vie de la population ; et la restauration de la sécurité des personnes et leurs biens.

Aussitôt après avoir pris ses fonctions, le Premier ministre avait déposé le vendredi 26 mai 2017 au Bureau de l’Assemblée nationale, le Projet de loi des Finances exercice 2017. Puis il l’a présenté le mercredi 31 mai 2017 devant les députés nationaux. Et le jeudi 1er juin, ce texte de loi a été déclaré recevable par la Chambre basse du Parlement avant d’être adopté quelques jours après.

Les élections ont occupé une place de choix dans ce budget de 2017 qui a réservé une part belle aux opérations électorales pour l’organisation de trois scrutins prévus à la fin de l’année. Le budget 2017 était également destiné à réduire le chômage et d’améliorer les conditions de vie des populations. Ce, afin de répondre à la politique sociale du gouvernement d’union nationale et surtout d’améliorer le climat des affaires.

Le mercredi 15 novembre 2017, le Premier ministre Bruno Tshibala avait encore déposé au Bureau de l’Assemblée nationale un autre projet de loi de finances, cette-fois, de l’exercice 2018, évalué à l’équivalence de plus de 5 milliards de dollars américains. Lequel projet de loi, présenté et défendu par le Premier ministre Bruno Tshibala le vendredi 24 novembre dernier, après débat général, a été déclaré recevable par l’assemblée plénière, le lundi 27 novembre 2017.

C’est donc le mercredi 06 décembre 2017 que les députés nationaux ont adopté ce projet de loi de finances 2018. Lequel s’inscrit dans la droite ligne des missions confiées au Gouvernement d’union nationale.

Notamment, l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes et apaisées ; l’arrêt de la dégradation de l situation économique du pays ; l’amélioration des conditions de vie de la population ; la restauration de la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

L’on se rappellera que le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe a été interpellé le mercredi 22 novembre 2017 par le député national Henri-Thomas Lokondo, à cause du retard enregistré dans le dépôt du budget 2018, conformément à la Constitution. L’élu de Mbandaka a même exigé la démission du Premier ministre, à défaut de quoi, il serait donc visé par une motion de censure.

Mais, la défense du Chef du Gouvernement a convaincu les élus du peuple qui ont déconsidéré et rejeté la demande de leur collègue. Une autre intervention à mettre dans l’actif du Premier ministre Bruno Tshibala au Parlement c’est d’avoir déposé le lundi 20 novembre 2017 au bureau de l’Assemblée nationale, le projet de loi modifiant et complétant la Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales, et locales telle que modifiée.

Ce projet de loi portant révision de la Loi électorale a été défendu par l’ancien Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, M. Emmanuel Ramazani Shadary, devant les deux chambres du Parlement. Ce texte de loi a été examiné et adopté à l’Assemblée nationale comme au Sénat, avant d’être promulgué par le Chef de l’Etat.

C’est un texte de loi qui tient compte de l’équité et de l’égalité entre les candidats garanties par la Constitution, et apporte une autre innovation relative au cautionnement électoral. Il poursuit plusieurs objectifs.

Entre autres, organiser le calcul de la répartition des sièges dans chaque circonscription sur la base du nombre d’électeurs enrôlés ; améliorer le système de la représentation proportionnelle des listes par l’introduction du seuil d’1% ; moraliser les acteurs politiques ; maîtriser le nombre d’élus locaux par la réévaluation du nombre d’électeurs enrôlés dans le calcul du nombre de sièges par circonscription ; clarifier les règles de fonctionnement du bureau de réception et traitement de candidature en cas des dossiers de candidatures non conformes, etc.

Il sied également d’inscrire au cours de cette première année du mandat de Bruno Tshibala à la Primature, l’adoption par les deux chambres du Parlement lors de la session extraordinaire de janvier 2018, de la loi modifiant et complétant la Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier, ainsi que sa promulgation par le Président de la République.

L’on se rappellera que la révision du Code minier a été une initiative louable et plus qu’importante pour le pays. Ce texte de loi comporte donc des grandes innovations et nouvelles orientations introduites dans le nouveau Code minier.

La révision du Code minier a visé entre autres, à accroître le niveau de contrôle de la gestion des titres miniers et du domaine minier ; repréciser les éléments relatifs à la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis des communautés affectées par les projets miniers ; revoir, au mieux des intérêts de l’Etat et des entreprises, le régime fiscal, douanier et de change ; se conformer à la Constitution de 2006, telle que modifiée et complétée à ce jour ; et à assurer l’émergence du pays et son développement durable, à partir de ses ressources du sol et du sous-sol.

L’on notera sans contestation que depuis son arrivée à la Primature, Bruno Tshibala a réussi à stabiliser la monnaie. Le taux de change par rapport au dollar américain ne connait plus d’inflation. Le Gouvernement Tshibala qui a comme principale mission d’organiser les élections du 23 décembre 2018, a déjà fait un pas considérable en ce qui concerne le financement du processus électoral en cours en Rdc. Donc, la CENI a déjà bénéficié d’une bonne partie du financement qui lui est dû.

Bruno Tshibala a mené grand nombre d’actions qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les membres de son équipe gouvernementale aussi. Ce gouvernement d’union nationale a réussi à remonter la courbe économique.

Tant d’actions sont inscrire dans l’actif du Premier ministre Bruno Tshibala pendant la première année de son mandat à la Primature. Difficile de les citer toutes dans ce seul article. Mais, l’on ne peut manquer de signaler la signature entre ce Gouvernement Tshibala et l’intersyndicale par rapport à l’uniformisation du barème salarial des fonctionnaires et agents de l’Etat.

En outre, Bruno Tshibala a également le mérite d’avoir remis de l’ordre au sein de l’UDPS, après la disparition de son leader Etienne Tshisekedi dont il a été le compagnon pendant plus de deux décennies. Il a été élu président de l’UDPS à l’issue du congrès organisé après le conclave de ce grand parti d’opposition.

Une année déjà depuis qu’il est à la Primature, son bilan est justement satisfaisant. Seulement ceux qui n’ont pas d’yeux ne peuvent s’aperçoivent de cette évolution des choses à travers le pays.

Lepetit Baende