Serge Mavungu

L’État d’urgence décreté mardi 25 mars dans la soirée par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo suite à la pandémie du COVID-19, n’a pas laissé indifférent le député Delly Sessanga, auteur de cette proposition.
Pour le président de la formation politique « Envol », la déclaration de l’Etat d’urgence à cette étape dans la prise de conscience des pouvoirs publics face au danger qui guette la Nation est une bonne initiative.

«Cette pandémie fait tomber les hommes et les femmes comme au front d’un conflit armé »,a renchéri l’honorable Sessanga.
A l’en croire,le pays doit donc être mobilisé comme s’il était en guerre contre cet ennemi invisible qu’est le Coronavirus.
Et l’élu de Luiza dans le Kasaï Central de souligner : »Je suis donc satisfait à cette étape que le Chef de l’Etat ait suivi l’appel que je lui avais lancé en vue de cette proclamation d’état d’urgence. Appel par ailleurs relayé par d’autres collègues ».

« L’Etat d’urgence fait constater un Etat d’exception dans lequel nous sommes plongés de fait depuis le début de cette épidémie.
Rapellez-vous, le Sénat avait suspendu ses travaux après l’ouverture de la session de mars. Il a été suivi par l’Assemblee nationale ainsi que par le Gouvernement qui a suspendu les réunions du Conseil des ministres. On ne pouvait pas sans un encadrement juridique adéquat et la solennité nécessite laisser prospérer ces mesures une à une et de façon isolées,a-t-il souligné.

Les décisions du gouverneur du Haut KATANGA ont démontré par la suite qu’il devenait nécessaire qu’un leadership cohérent balise le cadre d’action pour éviter l’anarchie et l’arbitraire.

Bien que jugé salutaire, le président de l’Envol, Delly Sessanga pense que la déclaration de l’Etat d’urgence est une première étape dans la stratégie d’accompagnement de la mise en œuvre de la riposte contre le CORONAVIRUS.
Il revient, poursuit-il, au gouvernement de préparer d’ores et déjà la proposition de loi sur les modalités de mise en œuvre de l’état d’urgence.

Compte tenu de la suspension actuelle, ajoute-t-il, l’Assemblee Nationale et le Sénat devraient adapter un format particulier pour se réunir afin de statuer rapidement sur la question.

Concernant les fonds, Delly Sessanga juge deux mesures importantes, à savoir, le vote rapide d’un collectif budgétaire pour réorienter davantage des ressources de nos finances publiques à la lutte contre le Coronavirus. La solidarité, pense-t-il ne suffit pas.

A son avis, les Assemblées provinciales doivent être suspendues. Il faut envisager de geler les activités judiciaires en dehors des affaires pénales.

« Enfin sur la méthode, j’ai suivi le Docteur Muyembe, il faut un très large consensus dans le pays pour réussir ce défi. Et je soutiens cette approche aussi bien au niveau technique que politique », a-t-il conclu.