Par la Rédaction

Paul MWEZ, trentaine révolue croupie depuis deux semaines au cachot des services de renseignement ici à Kinshasa. Sur invitation de l’assistant du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Monsieur Fumwantu Yane, le président de l’Union des jeunes Katangais s’est retrouvé à Kinshasa pour achever leur démarche axée sur le soutien et la promotion des actions de Félix Tshisekedi et de son gouvernement dans le milieu des jeunes, dont le mémorandum a été conclu dans la matinée samedi 15 juin dernier à l’hôtel Pullman Karavia entre les deux parties. Arrêté dans de circonstances non encore élucidées sur instruction du conseiller spécial en matière de sécurité du président de la république, Paul MWEZ a été retrouvé dans les locaux de l’ANR situés en diagonale de la primature sur l’avenue Roi Beaudouin, après deux semaines de recherches intenses.

Dans le contenu du mémorandum, ces jeunes qui se disaient frustrés par la non considération de leurs desiderata par le Magistrat suprême du pays, regrettaient le fait que les revendications étaient souvent mal cernées, mal orientées et parfois n’arrivaient à destination, d’après les termes repris dans le protocole d’engagement pour la paix que la rédaction de Objectif-infos.cd s’est procurée une copie.

«Le dernier mémo adressé au chef de l’Etat ne constitue pas une menace, ni au moins un affront à son pouvoir constitutionnel, plutôt qu’une conséquence de la frustration d’une jeunesse qui se sent abandonnée», avaient conclu l’assistant du conseiller spécial du président de la république en matière de sécurité et le président national de l’Union des jeunes Katangais. Cette association qui a son siège sur 3 avenue Kasavubu dans la commune de Lubumbashi, s’identifie comme une organisation autonome, non parrainée et non rangée. Cette structure fait justement mal à certains leaders politiques de la province.

Toutes les tentatives pour joindre les concernés, conseiller spécial en matière de sécurité et son assistant, se sont avérées sans succès.

Alors que Felix Tshisekedi avait pris l’engagement, aussitôt après son élection à la magistrature suprême de fermer tous les cachots de l’agence nationale de renseignements, Il est tout de même curieux de constater que plusieurs mois après, les cas détention dans les geôles de l’ANR soient encore dénoncés. Ceci prouve à suffisance que les plus proches collaborateurs du chef de l’Etat ne semblent pas intérioriser cette vision “d’humaniser les services de renseignement”.