Par Edmond Izuba

L’espoir politique avenir de l’ex président de la république, Joseph Kabila repose désormais  dans sa coalition électorale  majoritaire à l’Assemblée Nationale, Front commun pour le Congo. Devant ses caciques, Joseph Kabila exige discipline, fidélité et loyauté comme pour dire que c’est de cette plate-forme que proviendra l’oiseau rare tant attendu, le futur Premier ministre pour la constitution d’un gouvernement.

Cette rencontre intervient deux jours après la rencontre de l’autorité morale du Fcc avec le président de la république Félix Tshisekedi, à qui il a réservé la primeur de l’information sur l’accord signé ce mercredi sous les tentes de Kingati, son domaine privé basé dans la commune de la N’sele. Les membres de cette coalition se sont engagés à demeurer unis afin d’instituer des mécanismes de coordination et d’unité d’action entre les groupes parlementaires en toute fidélité et loyauté envers Joseph Kabila.  

Montée sur base des alliances politiques contre-natures, opposants au gouvernement sortant, les leaders des partis du G7 de Katumbi dédoublés pour le besoin de la cause et la défunte majorité présidentielle, la coalition politique actuelle de l’ex Chef de l’Etat se montre de plus en plus loin des attentes de son autorité morale après son échec à la présidentielle du 30 décembre2018.

Les effets de la  guerre politique interne soutenue par certains  poids lourds, et qui a sévi timidement les bonnes relations qui devraient exister entre membres de la coalition de Joseph Kabila se font toujours ressentir.

Le pire est à craindre…

Joseph Kabila a  réussi à  créer  des mécontents et à diviser fidèles et fanatiques au sein de sa famille politique lors la désignation de son Dauphin politique, Emmanuel Ramazani Shadary. Leur réplique était à la taille de la déception quand il fallait justifier l’échec du dauphin dans plusieurs fiefs politiques dits acquis à la majorité de l’époque, coulé au pilori lamentablement par les deux candidats de l’opposition. Le mot d’ordre du Chef n’a pas été complètement suivi.  Nombreux sont qui désir savoir si une simple signature apposée dans un accord résoudra toutes les frustrations internes post-électorales ou supprimera tout acte de trahison déjà envisagé? Vidé de tout pouvoir discrétionnaire, le président de la République  honoraire Joseph Kabila aura difficile choix à faire dans la désignation du premier ministre. Surtout quand on sait que dans une plate-forme politique c’est le regroupement ayant atteint le nombre le plus élevé de députés qui fait la loi. Cela rend même cette majorité factice. Si durant son règne la plate-forme était difficile à demeurer unie, devenue si fragile aujourd’hui, elle risque de s’éclater d’elle-même au fil de temps.