Par Edmond Izuba

C’est la toute dernière page d’une très longue histoire que l’entreprise chinoise décide de fermer hermétiquement avec le programme ambitieux de 100 jours du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Qu’il eut cru ! Après un long parcours parsemé d’embuches judiciaires, et très souvent politisé en outrance au besoin de maudire cette entreprise aboutirait à son étape la plus satisfaisante de son histoire. Ce sont des espoirs perdus à cause de la plus longue attente pour la reprise des grands travaux qui doivent être renouvelés dans la meilleure manière désormais. Comme pour une bonne surprise du week-end là où tous kanganais piaffaient d’impatience, le salut vient de l’annonce spectaculaire avec matériels à l’appui de l’entreprise chinoise Crec7 déjà sur le terrain à Kananga. Comme dans un rêve la population elle-même à palper du doigt ces imposants engins chinois qu’ils ont vu défilé la terre jaune des routes de la province. Il s’agit de l’arrivée de 15 camions et d’autres équipements. Ces matériels chinois à travers l’entreprise Crec7  pour le moins qu’on puisse le dire, viennent d’orchestrer un coup d’accélérateur au programme combien ambitieux du Chef de l’Etat, à savoir : les 100 jours. « Dans la philosophie du président de la république le programme de 100 jours ne signifie que tout devrait s’     arrêter après 3 mois et 10 jours, non. Les 100 jours du président Félix Tshisekedi est une vision « matérielle » qui devraient se traduire par le travail du terrain. Ce ne sont pas le nombre des jours du calendrier grec ni romain, c’est une vision simplement axée sur le travail du terrain », explique Stéphane Mundadi, directeur Général adjoint de l’entreprise Crec7. La mission principale de ces engins à Kananga c’est pour parachever les travaux de l’historique route qui relie la Rdc et l’Angola à partir de la province de Lunda Norte, la route la plus longue depuis l’existence de cette province avec deux ponts métalliques. Ce sont ces 300 Kilomètres à construire, remblayer et asphalter qui seront concrétisés à la grande satisfaction de la population de ce coin de la république. « Cette route ne devrait plus jamais trainé », jurent les ingénieurs chinois. Les experts chinois, fier de leur technique du travail de terrain, comptent appuyer sur l’accélérateur afin accomplir le désir du président de la République qui voulait de l’expertise du gouvernement chinois tout en passant par l’entremise de Crec7.  

Pour rappel, Ce projet ambitieux a été soutenu, après son adoption à l’assemblée provinciale du Kasaï-Central par Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat de la République démocratique du Congo. Dès l’or l’histoire d’une route en terre battue démarra à la grande satisfaction de la population, première bénéficiaire. L’incursion des milices de Kamuena Nsapu était à la base de l’arrêt brusque des travaux pendant plusieurs mois avec des conséquences sur la maintenance de la route.  

La route Kalamba Mbuji longue de plus de 300 Km, facteur du développement relie la province de Lunda Norte en Angola à la province du Kasaï-Central avec deux ponts métalliques sur la rivière Lueta et Kasaï, et qui sera comme d’autres routes de la Rdc asphaltée de Kalamba Mbuji au Lac Mukamba.  

Selon des sources locales, le remboursement du montant alloué pour la construction de cette route devrait s’opérer par le système de péage comme c’est le cas sur la route Matadi-Kinshasa avec un poste de péage à Kasangulu, dans la province du Kongo-Central, une pratique qui n’est pas une invention congolaise. Ce péage est instauré dans l’unique but d’assurer la maintenance et l’entretien de cette route.