Par Siku Province et Diallo Batshikirire

La psychose a gagné les habitants de Beni  après l’annonce foudroyante du report partiel des élections  les grandes circonscriptions électorales de la province du Nord-Kivu. La population en colère refuse de céder à ce qu’elle qualifie de manœuvre dilatoire. Le cas d’un groupe de leaders de jeune sur les artères de Beni ville qui appelaient à un mouvement spontané.  « L’épidémie d’Ebola n’est peut pas être présentée comme une excuse pour la non tenue des élections. S’il n’y aura pas élection à Beni, ce qu’il n’en y aura pas sur toute l’étendue du pays parce que le président de la Ceni, corneille Nangaa, devra démissionner de ses fonctions ». Si les uns estiment qu’il s’agit purement des hypothèses politiques susceptibles de soulever la population, certains évoquent la discrimination dont cette partie du pays souffre depuis l’arrivée du pouvoir de Kabila. « Pourquoi les autorités n’avaient pas interdit la campagne électorale, parce qu’elles savent au moins que la guerre ici c’est leur prise du pouvoir », estime un autre jeune.   

Effet d’entrainement à Butembo

Les esprits étaient également surchauffés au centre-ville de Butembo où des mouvements inhabituels ont été observés.La tension habite les esprits aux alentours de 16 heures après que la nouvelle ait été relayée par les médias locaux. Boutiques, magasins et autres maisons commerciales ont fermé brusquement. Tous s’arrêtent au marché au Vijayi, commune de Mususa. Sur les différentes artères de la ville, le décor est quasiment identique : phares allumés, klaxons de motos, tous roulent à vive allure.

A Furu, partie nord de la ville de Butembo, la population passe à la vitesse supérieure en brûlant  des pneus. La police a tiré les balles en l’air pour disperser les manifestants.

Par ailleurs, dans le bulletin d’information reprenant la situation épidémiologique dans les provinces de Nord-Kivu et de l’Ituri, du 22 décembre 2018, dans direction générale de la lutte contre la maladie à virus d’ébola avait indiqué dans sa rubrique « actualité » que le ministre de la santé publique, Dr Oly Ilungu et le président de la Ceni, Corneille Nangaa ont mis en place une commission mixte dans les zones touchées par l’épidémie de la maladie à virus ebola durant la période électorale.