Paul-Valery Nkoto

Les agents et cadres de VLISCO Sarl ne sont pas surpris, le combat contre leur Directrice Gérante nouvellement réhabilitée poursuit son bonhomme de chemin. En effet, c’est depuis le 12 février dernier que l’huissier du Tribunal de commerce de Kinshasa a procédé à la réinstallation dans ses fonctions de la Directrice gérante de la société hollandaise. C’est sur base d’un jugement rendu par cette instance judiciaire le 7 février dernier dans l’affaire qui opposait depuis septembre 2019 cette entreprise à son employée révoquée.

Etant à la base d’un grave dysfonctionnement à la tête de cette firme hollandaise en Rdc, le béninois  Eric Loko ne veut lâcher prise. Il incite ses avocats à l’impossible pour ne pas permettre à la Gérante réhabilitée de découvrir ses cadavres laissés dans les placards (note de service, les relevées bancaires, le stock de marchandise dans l’entrepôt etc.). Mais d’après les informations à notre disposition, Monique Dieskes a réussi, au premier jour de sa reprise de travail, à fermer l’entrepôt et à organiser une réunion de mise au point. Une assemblée générale serait même projetée, apprend-t-on de nos sources.   

Du séjour irrégulier du béninois Eric Loko

Pendant les agitations liées à cette affaire, notre rédaction a réussi à avoir les pièces qui justifient le séjour du béninois Eric Loko, le directeur gérant sortant (ai) de VLISCO RDC. Après nos recherches à la Direction Générale de Migration (DGM), le visa ordinaire de six mois remis aux étrangers est uniquement réservé aux touristes. Seules les personnes (étrangères) bénéficiant d’un visa spécifique de travail sont habilitées de travailler sur le sol congolais. Un clin d’œil sera vite fait sur la date d’expiration dudit visa-touriste-avant de se rendre compte que, ce document justifiant le séjour du béninois Eric Loko dévient irrégulier en date du 13 février 2020.

Sur cette affaire qui semble désormais opposer la multinationale VLISCO et consorts (avocats) contre une congolaise qui a servi pendant plus de 14 ans cette société, demande cette fois-ci une implication non seulement de la Direction Générale de Migration (DGM), mais aussi des autorités compétentes. Car avec un visa de touriste, comment ce monsieur a pu oser gérer une société et prendre de décisions jusqu’à révoquer le personnel ?