Par Edmond Izuba

Le tout dernier décret du Premier ministre Bruno Tshibala, celui attribuant avantages et autres indemnités aux anciens ministres, à la base de plusieurs contestations de la société civile, a été décortiqué de fond en comble ce lundi par le ministre délégué près le Premier ministre devant la presse. Ce décret, qui a fait couler ancres et salives, limite les bénéficiaires et exclus d’autres anciens membres des gouvernements exerçant des fonctions dans la politique active. « Nous avons pris des mesures pour éviter les excès. Le décret ne prend en compte que les membres du  gouvernement  à partir du gouvernement Tshibala. Nous avons appliqué le principe de la non rétroactivité », signale Tshibangu Kalala. D’après le ministre délégué, la loi portant statut des anciens chefs d’Etat élus prévoit que des décrets du conseil des ministres fixent et exécutent cette loi.  

Parmi les avantages accordés par mois aux anciens ministres et d’autres chefs de corps figurent :

  1. Une indemnité mensuelle de 1143 $,
  2. Indemnité de logement fixé 1000$,
  3. Passeports diplomatiques à tous les membres de sa famille,
  4. Un titre de voyage par an,
  5. Soins médicaux à l’intérieur et à l’étranger.

L’objectif est d’accorder un minimum vital aux anciens dignitaires de la république et non les enrichir parce que la république ne peut pas nous exposer à la précarité, elle doit être sociale, généreuse et reconnaissante, a martelé Tshibangu Kalala.